

Rencontre à l'école de Gopal
(Photos au bas de la page)
Nous avons eu la chance de nous rendre au Népal en Mai et de rencontrer à cette occasion notre filleul. Nous parrainons cet enfant depuis 5 mois seulement, et n’avions pas encore eu d’échanges, à part un courrier que nous lui avons adressé par l’intermédiaire du Président de l’association.
Notre filleul, Santosh, âgé de 7 ans débute son apprentissage en anglais et n’est pas encore en mesure de communiquer avec nous. Son instituteur nous servait d’interprète. La rencontre fût très émouvante et Santosh est resté de long moments à nous observer en souriant. De temps en temps, alors que nous discutions avec l’instituteur, il s’adressait à nous timidement en népalais, en regardant son instituteur. Il a demandé entre autre comment il devait m’appeler : Maman ou Tata. Plus tard, il a sorti notre lettre de son cartable et en a commenté le contenu et les photos.
Nous avons été accueillis très chaleureusement par les enseignants et la directrice de cette petite école et avons discuté devant une tasse de thé. Les enfants qui arrivaient en cours venaient nous saluer en anglais, et cette visite surprise ne semblait en rien déranger leur emploi du temps. Nous avons visité les classes et visionné des photos prises lors de compétitions avec d’autres écoles : sport, danses népalaises, jeux etc.
Le papa de notre filleul est venu nous rejoindre. Il nous a remercié en népalais et les échanges se sont limités à un grand sourire et un regard qui en disait long… Le lendemain, nous avons été invités à dîner avec le petit chez son instituteur et sa maman, directrice de l’école. Les népalais ont un grand sens de l’hospitalité et surtout du temps à consacrer aux autres. D’un simple visiteur, vous devenez rapidement leur hôte.
En raccompagnant le petit chez lui, nous avons constaté qu’ils vivaient à 6 personnes dans une petite cabane dans la cour d’une maison. Le propriétaire, de la maison, un médecin, est venu nous trouver et nous a expliqué devant une tasse de thé prise dans le jardin, que la famille de Santosh avait quitté son village pour fuir les maoïstes, et s’était retrouvée à la rue avec ses quelques vaches. Il les loge donc dans ce bâtiment et les animaux se trouvent à l’arrière de la maison sur un petit terrain. Santosh lui avait effectivement parlé de nous, mais il ne comprenait pas très bien qui nous étions. Nous lui avons expliqué le rôle des parrains et marraines et il nous a dit qu’en effet, le père de Santosh ne serait pas en mesure d’envoyer son fils à l’école sans cette aide. Pendant que nous parlions, le papa est venu près de nous, échanger quelques sourires. Le reste de la famille (grand-mère, tante, nouvelle épouse du père, et une petite fille de 4 ans) nous observait timidement.
Il serait impudique de notre part de vous décrire davantage les conditions dans lesquelles vit la famille, mais nous pouvons dire que même si nous n’avions aucun doute sur le bien-fondé des actions menées par l’association, cette rencontre renforce vraiment notre envie de venir en aide aux enfants, en leur donnant la chance d’avoir une éducation. Que l’on décide ou non d’entretenir un lien avec nos filleuls par courrier, les enfants savent qu’ils sont scolarisés grâce à des familles qui reçoivent leurs résultats scolaires et sont ainsi motivés et responsabilisés par leurs enseignants.
Nous garderons un excellent souvenir de cette rencontre qui nous l’espérons bien, ne sera pas la seule.
Céline
Visite de Gopal en mai 2006

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